Quatorze dossiers en 6 jours ouvrés. C'est le volume auquel Bertrand Ouellet, analyste indépendant basé à Lyon, a dû faire face lors d'une période de due diligence accélérée pour un fonds régional.
Son premier réflexe a été de tout standardiser : une grille de 9 critères, appliquée mécaniquement. Résultat après 3 jours : 4 dossiers mal classés, dont 2 sous-évalués.
Le problème avec les grilles rigides
Une grille standardisée réduit le temps d'analyse à environ 35 minutes par dossier. Mais elle écrase les signaux faibles - une variation de marge inhabituellement stable sur 4 exercices consécutifs, par exemple, peut indiquer une comptabilité lissée artificiellement.
L'apport concret de l'IA dans ce contexte
À partir du 4e jour, Bertrand a intégré un outil AI invest pour pré-filtrer les dossiers selon 6 ratios financiers clés. Le temps de traitement initial est passé de 35 à 12 minutes par dossier, libérant de l'espace pour une lecture qualitative approfondie sur les cas ambigus.
La leçon principale
L'IA ne remplace pas le jugement analytique. Elle déplace le travail : moins de calcul manuel, plus de lecture contextuelle. Sur 14 dossiers, cette combinaison a permis d'identifier correctement 12 profils de risque, contre 10 avec la grille seule.
Pour les investisseurs pressés, la vraie compétence n'est pas d'aller vite. C'est de savoir où concentrer les 20 minutes disponibles.
Retour en haut